19 août – L’affliction

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L’affliction permet à l’enfant en moi de se rétablir

Aujourd’hui j’accepterai que mon enfant intérieur soit triste. Sa mélancolie occasionnelle lui permet de se rétablir sur le plan affectif par le biais de la tristesse. Je ne craindrai pas ce sentiment lorsqu’il surgira; je pleurerai peut-être, car les larmes purifient l’âme des restes de tristesse.

En tant qu’enfant-adulte, j’éprouverai peut-être un sentiment de dépression latente. Il peut se trouver en moi un vide que rien ne peut combler. Acquérir de la maturité sous-entend qu’il faille accepter la vie telle qu’elle se présente – même s’il faut pour cela vivre avec le sentiment d’avoir perdu quelque chose – sans en conclure que l’on est déficient.

On a dit à l’enfant en moi que la tristesse est une chose inacceptable. Aujourd’hui je lui laisserai la liberté d’être triste. Pendant qu’il s’affligera, je l’aimerai et le réconforterai. Malgré les pertes subies hier, aujourd’hui m’apparaît porteur d’espoir et de promesse.

tiré de : Rokelle Lerner, L'Enfant intérieur - Un jour à la fois, Ed. Modus Vivendi, 1994
illustration : ©Kent Shiraishi (National Geographic, My Shot)