8 janvier ~ Mes bornes personnelles

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Je peux définir mes bornes personnelles

Non, non et non ! Je n’en ferai rien. Non, merci. De simples mots, pourtant difficiles à prononcer. Un enfant de deux ans dit « non » pour évaluer les bornes de ses proches, pour vérifier leur souplesse et leurs limites.

Dans une maisonnée dysfonctionnelle, il n’y a ni borne ni limite. Il y a peu ou pas de supervision; l’on ne cherche pas à assurer la sécurité de l’enfant qui tente de connaître le monde qui l’entoure. Enfant, j’ai appris que le monde est dangereux et insécurisant, non pas sécurisant.

Aujourd’hui j’apprendrai à émettre un refus lorsque mes bornes personnelles ne seront pas respectées. Je répondrai « non » lorsque quelqu’un cherchera à me faire agir à l’encontre de mes principes, de mes sentiments ou de mes désirs. J’ai le droit de dire « non » lorsque je suis fatigué. J’ai le droit de refuser quelque chose que je n’aime pas. J’ai le droit de définir mes bornes personnelles.

texte : Rokelle Lerner, L'Enfant intérieur - Un jour à la fois, Ed. Modus Vivendi, 1994

… depuis que j’ai entrepris mon rétablissement affectif, je pense à ma yourte, celle que j’installerai pour moi, mes chats, mon chien et mon cheval … aujourd’hui j’ai pris conscience en thérapie que je construis ma yourte psychique depuis le jour où j’ai retrouvé mon Enfant intérieur et que j’ai décidé de lui venir en aide … je construis petit à petit un endroit de sécurité, pour lui et pour moi … un endroit dont je peux fermer ou ouvrir la porte pour montrer, à la manière des Mongols, si je suis prête à accueillir quelque chose ou quelqu’un de l’extérieur … ou pas.